RUBRIQUE : Profil ADN
Carla, une ex-conseillère de la ville de Paris au RMI
Carla*, une « senior » en recherche d’emploi, ne sait pas si elle pourra supporter le regard des lecteurs du Bondy Blog. Elle me demande de lui trouver un pseudonyme. Carla est née en 1950, elle a commencé à travailler à 16 ans, à l’époque des « trente glorieuses ». Dans différents emplois : dessinatrice styliste pour enfants, chef de produit, vendeuse de gadgets sur les marchés, formatrice en stylisme... Elle a créé deux entreprises. Lors de ses voyages en Amérique latine, elle a monté une société de textile.
« La scène est plus jolie à travers l’appareil photo »
John Awa’Anzo a l’allure fine et élancée. C’est un ex-mannequin, né père mi-sénégalais, mi-béninois. Les motifs Paisley de sa veste cintrée rouge bordeaux rappellent ses origines indiennes héritées de sa mère. Son chapeau melon soigneusement posé sur sa tête laisse apparaître des dreadlocks fines et disciplinées. John a un côté excentrique. Son style rétro tranche avec le cadre contemporain de la Cité des sciences, où a lieu l’entretien. Le jeune homme autodidacte raconte comment il est arrivé à sa passion : la photographie.
Annie et Katie, un foyer Sonacotra pour rester en vie
Annie a 24 ans et loge dans le foyer Sonacotra de Noisy-le-Sec depuis juillet 2007. Les épreuves de la vie qui l’ont amenée ici. Elle était étudiante infirmière aux Etats-Unis quand la maladie, un cancer à la gorge, l’oblige à retourner en France début 2006. Pendant un an, elle est hospitalisée à Paris. A sa sortie, elle s’installe dans le sud de la France pour se reconstruire. Mais ce dépaysement, au lieu de l’aider, la fait sombrer dans une dépression due, pour beaucoup, à la solitude. Les amitiés nouées à l’hôpital l’encouragent à revenir à Paris pour tenter rebâtir sa nouvelle vie.
« Le mariage est un enfermement »
Avant de devenir une féministe convaincue, Thérèse Clerc a eu une première vie ; celle d’une « femme docile au foyer » : elle a arrêté ses études à la suite d’un mariage arrangé entre familles catholiques. Elle établit le même parallèle avec les femmes qu’elle rencontre au sein de la Maison des femmes de Montreuil, association qu’elle a fondée en 2004, pour expliquer le contexte de son ménage : « Chez les musulmanes que je vois à la Maison des femmes, c’est pareil qu’à mon époque, je rencontre beaucoup de mariages arrangés ! Parce que la tradition le dit, elles acceptent sans broncher ce qu’on leur propose. » Elle reste mariée une vingtaine d’années, puis Mai 68 s’invite dans sa vie. Malgré le refus de son mari, elle s’implique activement dans les manifestations.
Lire la suite...Nerlande : « Pourquoi j’ai décidé d’aider des élèves en difficulté »
En cette période de rentrée scolaire, beaucoup d’élèves et de parents stressent. Contre l’angoisse, l’AFEV est là. Cette association nationale vieille de 17 ans recrute des étudiants bénévoles pour accompagner des élèves durant leur scolarité. Chacun de ces bénévoles suit un ou plusieurs élèves, des plus « jeunes » de la maternelle, aux plus « vieux » des lycées.
Lire la suite...Karim Hachemi, le Billy Elliot de Bobigny
Le milieu artistique a toujours fait briller les yeux du jeune Karim Hachemi. Il a 19 ans, habite à Bobigny et a tout récemment été admis dans la grande « école atelier Rudra Béjart » en Suisse. Son parcours assez atypique a retenu mon attention, je suis donc allée à sa rencontre. On s’installe dans un café, Le Conservatoire, (pure coïncidence !), et dès les premiers mots je comprends vite qu’il n’est pas arrivé à faire de la danse par hasard. Si celle-ci lui a toujours sourit, pour l’école c’était plus compliqué. Après avoir redoublé sa troisième puis sa seconde, « je me suis dis que les cours et moi ça faisait 2 ! J’ai décidé de passer les auditions de Rosella Hightower, une école de danse-étude à Mougins près de Cannes », m’explique-t-il.
Lire la suite...Le business sans TVA !
Difficulté de trouver un emploi, scolarisation peu encadrée par les enseignants et peu suivie par les familles, ghettoïsation des banlieues : autant de raisons qui provoquent, chez certains jeunes, malaise identitaire, exclusion sociale et fuite dans la délinquance. C’est le cas de Samir*, 39 ans, d’origine marocaine. A seize ans, il a pris son « destin » en main. Sentiment de fatalité ou pas, il devait s’assurer « financièrement comme tous les gars du quartier puisque » ses « parents n’avaient pas d’argent ». Cet argent, il est allé le chercher dans la rue.
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Par voilivoila