RUBRIQUE : C'est chaud
« Nous avons payé 700€ pour récupérer notre caméra »
Manifestement, le reportage de M6 « Un été dans la cité » met tout le monde dans l’embarras. La chaîne, le maire de Sarcelles, quelques associations, et bien sûr les journalistes producteurs de l’objet du scandale. Le débat public de lundi soir à Sarcelles fut un rendez-vous manqué pour établir la vérité sur cette affaire.
Télé et banlieues : le «J'accuse» de Karim
Au-delà du fait que certains jeunes aient été payés pour participer à ce reportage, c'est un profond sentiment d'impuissance lié à la dégradation de l'image de ma ville qui m'anime en ce moment. Impuissance face au système médiatique, impuissance face à la stigmatisation et impuissance face aux pouvoirs politiques locaux. Ces jeunes ont été payés... Certes. Mais c'est une pratique répandue qui commencent seulement à étonner. Nous ne vivons pas dans un monde onirique, le pas, de la réalité à la fiction, est bien souvent franchi dans certains reportages.
700€ pour un rôle de dealer ?
La salle est bien remplie pour un soir de semaine. Il faut croire que la population en a ras la casquette de cette histoire autour du reportage de M6. Ils sont venus pour le crier haut et fort. Ils sont venus dire aux journalistes, ce que disent en règle générale, les habitants des banlieues : nous sommes fatigués de cette stigmatisation médiatique, fatigués de passer pour des pestiférés, voire des lépreux de la république.
Pistoleros en culotte courte
Un cri déchire le silence : trois enfants armés tirent sans relâche sur un autre, qui finit par s’effondrer de douleur derrière la voiture dont il se servait comme rempart. Nous ne sommes pas dans un pays producteur d’enfants-soldats, mais dans une rue du Xe arrondissement de Paris, où des enfants s’amusent à se tirer dessus avec des pistolets à billes jaunes. Je ne peux m’empêcher de faire le parallèle avec la récente tuerie dans une école de Finlande, où un jeune d’une école professionnelle a tiré sur ses camarades de classe avant de retourner l’arme contre lui. Cet apprentissage de la violence et des armes à feu, qui s’exprime jusque sous ma fenêtre, est-il à l’origine de ces drames que nous voyons se répéter ces derniers temps dans les médias ?
Lire la suite...Le juge et Mohamed, l’injustice à deux vitesses
Hier, on apprenait que Jean Sarkozy était relaxé pour les poursuites engagées par un automobiliste qui avait été victime du tamponnage d’un scooter place de la Concorde. Après avoir déposé plainte et signalé la plaque du scooter incriminé, M’Hamed Bellouti a eu la (mauvaise) surprise de découvrir que le numéro d’immatriculation correspondait au scooter de Jean Sarkozy, conseiller général et chef de file de l’UMP dans les Hauts-de-Seine.
Un sommet pour la paix
Ils sont venus, ils sont tous là : l’imam de Drancy, Hassan Chalghoumi ; le rabbin de Ris-Orangis, Michel Serfaty ; l’imam du foyer Lorraine, dans le 19e arrondissement de Paris, Sam Samba ; le président du Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme et président du Conseil des communautés juives de Seine-Saint-Denis, Samy Gozlan ; le président du Conseil des communautés juives du nord-est parisien, Michel Bouskila. Il y a même la « mamma », bien vivante, Kadiouta Gabira, présidente de l’association « Entraide et espoir », du 19e également, déterminée à faire se rencontrer les femmes africaines et juives de l’arrondissement.
Lire la suite...Urgence dans le 19e : juifs et Africains se parlent enfin
Il y a comme une odeur de Bronx dans les cités Curial et Riquet du 19e arrondissement de Paris. On redoute les représailles promises par des jeunes suite aux trois agressions à l’arme blanche et par balles. Le motif : la mort d’un jeune homme de 23 ans, assassiné par une personne cagoulée, pour avoir été au mauvais endroit au mauvais moment. Ce type de scénario s’est reproduit deux fois depuis, faisant des blessés.
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Vendredi 10/10/2008








Par voilivoila